Notre journal local "Anjou Pleins Feux"
La Genèse de notre "Anjou Pleins Feux"
On peut estimer les tout débuts d’une première présence de notre association en Anjou dès l’année 1944. L’occupation allemande pousse une femme atteinte de la poliomyélite avec sa famille à venir se réfugier à Angers. Cette femme, Monique Germain-Lacour, était inscrite à des cours de l’Université Catholique de l’Ouest à Angers. Là où professait André Trannoy, le président fondateur de l’Association des Paralysés et Rhumatisants (l’APR), le nom initial de notre association. André Trannoy interpelle Monique pour lui demander de songer à une implantation de l’APR sur le Maine-et-Loire. Seule et de chez elle, elle va risquer l’impossible en écoutant et dépannant des paralysés. « Paralysé » étant la dénomination à l’époque des personnes en situation de handicap. Puis l’appellation de notre mouvement évolue et devient l’APF.📗
En 1951, l’arrivée d’une assistante sociale, Huguette Grasset, va permettre à notre embryon de délégation d’asseoir son existence. C’est ainsi qu’un premier bulletin de liaison intitulé « le Para Chute » va paraître. Puis le bulletin de notre délégation APF évoluera pour devenir « Entre Nous ».
La page de garde était alors un dessin reproduisant les tours du château d’Angers. Chaque page était tapée à la machine à écrire, chacune sur un stencil. Les stencils étaient ensuite ronéotypés en autant d’exemplaires que de bulletins... c’était un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu. À l’époque, la rédaction en était assurée principalement par les quelques responsables départementaux de notre association.
Il faudra attendre le début des années 80 pour que notre bulletin évolue à nouveau. Il devient alors « Anjou Pleins Feux », titre constitué à partir des initiales A-P-F. Mais surtout il traduit une nouvelle évolution de l’APF. Le bulletin se démocratise : un comité de rédaction constitué d’adhérents invente un nouveau style de bulletin. Le rédacteur en chef est choisi parmi l’un de ses membres et ce sera Claude Rivet qui pilotera longtemps ce comité. À cette époque, le siège national de l’APF rappelle l’obligation pour chaque adhérent d’être informé de la vie associative et donc de recevoir régulièrement le bulletin. Le comité de rédaction angevin va même plus loin encore en se fixant une règle : chaque parution ne se contente plus seulement d’informer des activités associatives. Désormais, il y aura une thématique, un sujet en lien avec le handicap traité à l’aide de témoignages locaux. Puis, l’année 1999 voit apparaître une refonte des bulletins départementaux de l’APF. Par souci de normalisation, le siège national impose une même trame informatique pour toutes les parutions et un titre obligatoire. Il devra s’appeler désormais « ZOOM ». Pour nous, en Maine-et Loire, cela devra être « Zoom 49 ». ✨
Or notre journal a une histoire, une longue histoire, il est aussi le fruit d’un groupe d’adhérents constitué en comité de rédaction... et cela semble être à l’époque une exception. Ce comité va se révolter et exposer sa particularité au siège national. Sans réponse, le conseil d’administration APF France handicap à Paris est directement interpelé. S’en suit une volée de bois vert du directeur général qui ne comprend pas cette façon de faire. Pour finir, « Anjou Pleins Feux » continuera d’exister tel que l’ont voulu les adhérents de l’Anjou. Aujourd’hui, notre célèbre journal continue d’évoluer avec son temps mais quelle joie de pouvoir fêter le 160ème numéro ! 🎊 Nous sommes fiers de pouvoir continuer à garder une version papier malgré l’arrivée du numérique. Il est là comme une balise posée dans la longue histoire de notre délégation angevine devenue APF-France-handicap. [Jean-Louis TIRON]